Le Journal de Pierre Wittmann

Le Journal de Pierre Wittmann

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Correction du Journal

Correction du Journal

Il s’agit de la correction effectuée sur les transcriptions des cahiers manuscrits du Journal de Tahiti (1984 à 1988) pour obtenir les textes déposés à l’APA en février 2014. Ces transcriptions ont été faites à partir d’enregistrements audio des cahiers.

Les mêmes principes ont continué à être appliqués par la suite.

Orthographe. Référence : Le Petit Robert. Lorsque plusieurs orthographes sont admises, le souci fut la cohérence. Curieusement, les fautes dans le texte saisi d’après des enregistrements correspondaient parfois à des fautes dans le manuscrit.

Grammaire, syntaxe. Référence : le Grévisse. Correction des fautes et amélioration : ce n’est pas encore parfait. Tentative de cohérence.

Erreurs de transcription. Première lecture des textes saisis en les comparant avec le texte original, afin de découvrir erreurs de transcription, ainsi que mots et textes manquants ou ajoutés. Lors des lectures suivantes : référence au texte original en cas de doute.

Ponctuation. Comme elle ne figurait pas dans la dictée, la ponctuation de la saisie ne correspon­dait pas forcément à celle du texte original. Référence au texte original en cas de doute sur le sens ou le rythme du texte.

Abréviations. J’ai enlevé la plupart des abréviations. Il y en avait peu dans le texte courant (qqch, qqs…) ; davantage dans les noms propres, surtout les noms de personnes. 

Noms propres. J’ai vérifié l’orthographe de la plupart des noms propres. Pour les mots étran­gers, et surtout les translittérations, j’ai fait parfois des choix qui ne correspondent pas à l’usage le plus courant (en particulier pour les translittérations anglo-saxonnes des mots thaïs). Le premier souci fut la cohérence, mais aussi une lecture facile pour les francophones.

Mots étrangers. Il y en a beaucoup dans le Journal : anglais, pali, thaï, chinois, japonais, sanscrit, tibétain, hindi, tahitien, etc. J’ai généralement conservé ceux qui figurent dans le diction­naire. J’ai gardé les termes techniques anglais du golf (la plupart sont dans le dictionnaire). J’ai traduit la plupart des mots (ou textes) anglais, et des termes techniques du bouddhisme (en pali ou en anglais dans l’original). Les mots étrangers qui subsistent – parce qu’ils me paraissent plus appropriés – sont parfois traduits entre parenthèses, parfois expliqués dans les notes. Un glossaire très complet des termes bouddhiques figure dans Le parfum de l’éveil (épisode du Journal 1990 déjà déposé à l’APA). Tentative de cohérence.

Le bon usage. Référence : le Grévisse. Le principal souci fut la cohérence, même si dans ce domaine la perfection est difficile à atteindre.

L’italique est utilisé pour : les titres de livres, revues, films, etc. ; les titres des tableaux ; les noms (enseignes) des commerces (restaurants, hôtels, magasins, boutiques, galeries d’art, centres commerciaux, etc.) ; les noms de bateaux ; la plupart des mots étrangers qui ne figurent pas dans le dictionnaire.

Les guillemets sont utilisés pour : les citations ; le discours direct ; les autonymies (c’est parfois le cas des mots chinois). J’ai considéré certains mots ou textes anglais comme des citations (en particulier des termes ou aphorismes couramment utilisés par mes maîtres).

La majuscule est utilisée pour : les noms propres (lieux et personnes) ; les marques ; certains mots ayant un caractère sacré ; le premier mot des titres de livres, etc. ; le premier mot des noms de sociétés, organisations, associations, etc. Elle est évitée autant que possible dans les mots communs (sauf dans certains cas particuliers et en anglais lorsque c’est la norme).

Les chiffres sont généralement écrits en lettres, sauf : les dates et les heures, certains prix, les altitudes, les numéros (entre autres des tableaux), les chiffres relatifs au golf, certains chiffres complexes. Indication des heures : 3 heures ou 20 h 30.

Répétitions. Je ne suis pas obsédé par les répétitions, et peu perturbé si un mot apparaît trois fois dans une page (ou même dans un paragraphe). J’ai néanmoins supprimé de nombreuses répétitions gênantes (trois fois dans une phrase). J’ai généralement conservé les idées et événements qui se répètent souvent : ils illustrent bien le déroulement répétitif de nos existences.

Suppressions. J’ai supprimé quelques passages concernant ma vie privée, et des événements ou propos hors contexte ou sans intérêt pour le lecteur. J’ai effectué peu de suppressions ; un peu plus dans Le jardin de la libération.

Sens du texte. Lorsque le sens du texte était douteux (parfois des mots illisibles dans le manus­crit), j’ai corrigé selon mes souvenirs ou mes idées actuelles sur le sujet.

Style. La première option était de faire un minimum de changements au texte lui-même, pour garder la spontanéité du premier jet de l’original et présenter une transcription fidèle des textes manuscrits. En effet, tous les autres points de cette liste, s’ils corrigent des erreurs et apportent une cohérence à l’ensemble, modifient peu le texte.

Les corrections pour améliorer le style concernent surtout la ponctuation, la suppression d’adver­bes et de mots de liaisons, et l’allègement de structures verbales.

Certains mots, souvent inutiles, se répètent beaucoup et alourdissent le texte, en particulier : un peu, aussi, en tout cas, mais, et, encore, vraiment, plutôt, toujours, beaucoup, très, finalement, ainsi, enfin, en fait, en somme ; petit, bien, sympa, pas mal, pas trop mal, ça, cela, c’est, faire, chose, il semble, je crois… Dans les premiers textes corrigés (le Journal de Tahiti), il en reste encore trop !

Si la correction du style est minimale dans le Journal de Tahiti, elle est plus élaborée dans les deux épisodes qui ont été publiés (Le jardin de la libération et Le parfum de l’éveil). Je pressens qu’elle le sera aussi dans la suite des textes déposés.

Chronologie. J’ai rétabli autant que possible la chronologie, surtout pour les périodes où j’écri­vais dans plusieurs cahiers en même temps, ou lorsque l’ordinateur alternait avec les cahiers.

Mise en page. J’ai ajouté les paragraphes. Dans la plupart des cahiers du Journal, il n’y a un alinéa qu’au début de chaque entrée. Ce n’est pas le cas des Notes de Dharma.

Titres. Les titres des épisodes ont été rajoutés pour le dépôt à l’APA, ou pour les publications en autoéditions confidentielles (Le jardin de la libération et Le parfum de l’éveil). La plupart des titres qui se trouvent au début de certaines entrées figurent dans les cahiers : ils ont été rajoutés lors des premières lecture de ces cahiers, avant le début de la transcription.

Noms des personnes. J’avais pris l’option de changer les noms de certaines personnes dans Le jardin de la libération et Le Parfum de l’éveil. Je l’ai adoptée ensuite pour l’ensemble du Journal de Tahiti. 

Je n’ai pas changé les noms : des personnes connues avec qui je n’ai pas de contact personnel ; des personnes que je connais personnellement et qui jouent un rôle publique : maîtres spirituels, artistes reconnus, commerçants, etc. (dans certains cas, je n’ai gardé que le prénom) ; des personnes qui n’apparaissent que de façon ponctuelle dans le Journal.

J’ai changé les prénoms (et enlevé les noms de famille, mais ils apparaissent rarement dans l’original) : de certains de mes amis (ou amies) intimes ; des personnes que je côtoyais régulière­ment dans ma vie quotidienne (au golf, au yoga, etc.) ; de celles que je rencontrais lors de voyages ou de séminaires. Il y a des exceptions : certains amis gardent leur prénom (sans raison logique, mais plus comme des exceptions qui confirment la règle, ou la rendent aléatoire).

La raison et l’utilité de ces changements de noms sont discutables. C’est en plus un travail compliqué et laborieux. J’avais parfois l’impression de donner un surnom ou un pseudonyme à mes amis : je le choisissais d’ailleurs avec beaucoup de soin ; curieusement, depuis lors, le pseudonyme remplace parfois le vrai nom dans mon esprit. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne option ; je ne crois pas que je vais la conserver pour la suite.

Titres et numéros des tableaux. Ils ont été corrigés ou rajoutés en accord avec les listes de tableaux les plus récentes et le Catalogue des peintures.

Notes. J’ai ajouté de nombreuses notes dans Le jardin de la libération et Le parfum de l’éveil (et un glossaire dans Le parfum de l’éveil), dans un souci d’expliquer au lecteur des mots techniques ou étrangers et de nombreux noms propres. Dans les notes des autres épisodes, je me suis limité à des explications de caractère local ou personnel, et donne peu d’informations générales (que le lecteur curieux trouvera de façon plus détaillée sur l’internet).

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